FESTIVAL DU FILM GAY ET LESBIEN DE Belgique
Comme chaque année, en janvier, le Caméo 2 propose au public namurois de découvrir deux films proposés au festival Gay et Lesbien. L’occasion de voir des films inédits ou en avant première. Cette années, deux séances (très) différentes avec l’avant première de I love you Philip Morris et le premier film d’une jeune cinéaste belge, Sens Interdit. A noter que le film israëlien Eyes wide open sera proposé au tarif spécial de 4,5 € toute cette journée.
SENS INTERDITS
Selin, une jeune femme d’origine turque vit une passion amoureuse avec Jennifer, une policière qui travaille à Bruxelles. Une idylle vécue dans la clandestinité, les parents de Selin étant très traditionalistes. Kadir, un mafieux qui se cache derrière une couverture de concessionnaire, tombe amoureux de Selin et demande aux parents de la jeune femme la main de leur fille. Ces derniers acceptent, alors que de son côté, Jennifer s’apprête à coffrer Kadir pour trafic de drogue.
100 % polar, 100 % bruxellois, mélange et friction entre communautés, Sens Interdits critique d'un ton juste la rigidité et le manque de tolérance qui empêchent l'épanouissement personnel. C’est aussi le premier film de Sumeya Kokten qui a trouvé les idées de ce scénario en travaillant elle-même comme officier dans la zone de police de Bruxelles.
Un film de Sumeya Kokten, avec Valérie Muzzi, Edwige Bailly, Isabelle Collassin - Belgique, 2008, 1h30, vo ss tt
Séance unique le dimanche 31 janvier à 16h15 – 4,5 €
en présence de la réalisatrice, rencontre avec le public après la séance


I LOVE YOU PHILLIP MORRIS
Voici une intrigante comédie romantique gay qui égratigne comme il se doit les façades luxueuses du rêve américain. Le cri d’amour du titre est lancé par Jim Carrey (aka Steven Russell) à Ewan McGregor. Steven, policier de formation, marié à une jolie épouse, se rend bientôt compte que sa vie n’est qu’un vaste mensonge. De l’honnête flic hétéro qu’il était initialement, Steven devient un arnaqueur homo de haut vol. Pourquoi se détour par l’escroquerie ? Parce qu’être gay coûte cher, selon son propre aveu. Le film multiplie sans cesse les fausses pistes, conduisant à de perpétuelles situations de décalages qui sont autant de moment de franches rigolades. Le talent comique de Jim Carrey n’est plus à prouver et il trouve là un de ses meilleurs rôles. Il faut dire que le scénario ne met pas seulement à contribution son sens de la comédie, I love you Phillip Morris verse assez dans le drame pour obliger Jim Carrey à user de son talent protéiforme. Il y a quelque chose de l’ordre de Man on the moon de Milos Forman.
I Love you Philip Morris est une comédie malicieuse, pleinement réussie, et plutôt étonnante. Elle est d’autant plus étonnante qu’elle s’inspire – on ignore dans quelles proportions – de l’histoire vraie d’un homme qui est aujourd’hui condamné à finir sa vie en prison, pour son sens inné et de l’escroquerie et de la falsification en tout genre. Entre autres choses puisque que c’est d’abord d’un amour fou, complètement fou, qu’il est ici question.
Un film de John Requa et Glenn Ficarra, avec Jim Carrey, Ewan McGreggor - USA, 2009, 1h42, vo ss tt
Séance unique le dimanche 31 janvier à 18h30 – 4,5 €














