
Cycle Cassavetes 1 : Shadows
Il y a toujours eu un cinéma indépendant américain, mais Cassavetes est le véritable point de départ de son énorme expansion actuelle. Acteur hollywoodien classique, sa vision de la réalisation fut en revanche irréductiblement personnelle : films sans budget, conçus en totale liberté selon une syntaxe novatrice. Le scénario existe, très élaboré, mais reçoit des prolongements essentiels dans l’improvisation et la recherche obsessionnelle de la vérité de l’acteur. L’homogénéité de l’œuvre doit beaucoup à la fidélité d’interprètes de grand talent, totalement acquis à sa cause.
Un budget dérisoire (40.000 dollars, obtenus par souscription), des interprètes non professionnels dans leurs propres rôles, des dialogues et une musique de Charles Mingus, largement ouverts à l'improvisation : le cinéma indépendant new-yorkais prend un tournant décisif vers une authenticité nouvelle et y gagne une reconnaissance internationale immédiate. Pour sa première mise en scène, John Cassavetes fait éclater les carcans hollywoodiens, dont il s'accommode par ailleurs dans sa carrière d'acteur. L'année d'À bout de souffle et des 400 coups, 1959 est aussi, grâce à Shadows, une date charnière dans l'histoire du film américain. Copie neuve




Séances les 2, 4 et 6 septembre au Caméo 2
Réalisateur
John CassavetesActeur
Ben Carruthers, Leila Goldoni, Hugh Hurd, Anthony Ray
Version
version originale sous-titréePays
USAAnnée
1959Durée
1h21Séances
| Septembre | |||
| Jour | Heure | Salle | Remarques |
| Samedi 04 | 16:15 | Salle 5 | |
| Lundi 06 | 14:00 | Salle 5 | |
| Lundi 06 | 20:45 | Salle 5 | |









