A Separation

Quand le film a reçu l’Ours d’Or au dernier festival de Berlin, les mauvaises langues ont parlé d’un prix politique de circonstance: en soutien symbolique à Jafar Panahi, toujours emprisonné dans son pays, et en écho aux événements actuels, qui font souffler sur l’Iran le vent de la possible révolution. La vérité, c’est que le nouveau film de Farhadi est tout simplement remarquable.

Le point de départ est simple. Dès la première scène, nous savons que Nader et sa femme Simin vont se séparer. Simin veut quitter l’Iran pour assurer un meilleur avenir à sa fille de onze ans. Nader s’y oppose. Son vieux père souffre d’Alzheimer. Pas question pour lui de partir. Ni de voir sa fille vivre loin de lui. Nader, homme de la modernité, engage alors une domestique pieuse, afin de veiller sur son père. Ce qu’il ne sait pas, c’est que cette bonne est enceinte et soumise à des pressions mystérieuses.

Puis le film va basculer sur un coup de théâtre, qui va entraîner Nader, Simin et les autres protagonistes du drame (c’en est un) dans une avalanche de malentendus, de secrets et mensonges.

 

Construit autour d’un scénario fin, porté par des comédiens fantastiques, Une séparation a en outre le mérite de briser certains clichés occidentaux : les femmes sont ici les actrices dynamiques de l’histoire. Et la société iranienne apparaît comme une scène complexe, travaillée en son sein par des conflits opposant traditin et modernité. Nicolas Crousse – Le Soir.be

Oscar 2012 du Meilleur Film Etranger - Berlin 2011 : Ours d’or et Ours d’Argent (meilleurs rôles masculins et féminins) - César du Meilleur Film Étranger lors de la 37e Cérémonie Des César 2012

Réalisateur

Asghar Farhadi

Acteur

avec Sareh Bayat, Sarina Farhadi, Leila Hatami

Version

vo arabe sous-titrée en français

Pays

Iran

Année

2011

Durée

2h03

Bande-annonce

Séances